Thierry HUCK

Certifié Executive Coach HEC Paris


Coach professionnel de dirigeants

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Mes contributions à partir de mes recherches


La responsabilité du Dirigeant :

c’est être conscient de sa responsabilité et aussi être conscient d’être le créateur de sa vie de son destin de ses émotions. Au niveau le plus profond, la responsabilité est synonyme d’existence.


Sarthe disait que « nous sommes entièrement responsables de notre vie, non seulement de nos actions mais aussi de nos incapacités à agir ».


Pour le Dirigeant la responsabilité est une chance mais aussi une source d’angoisse car en cas d’échec le dirigeant ne peut pas se retourner sur quelqu’un d’autres et cela génère de la culpabilité ; cela peut se voir aussi, d’où l’importance pour le Dirigeant de savoir s’entourer et de mieux partager sa responsabilité.


Pour échapper à sa responsabilité le Dirigeant peut se trouver des excuses pour ne pas agir et pour ne pas perdre la face; la responsabilité libère de la culpabilité quand on croit soi-même à son excuse ; elle rend irréprochable aux yeux des autres (sois parfait, sois fort) mais elle favorise la procrastination.


Mais la responsabilité renvoie au pouvoir du Dirigeant qui reste responsable de ce qu’il crée et a donc toujours le choix. La responsabilité est ainsi le corollaire de la liberté et favorise le traitement des actions.


Sarthe disait : « L’homme n’est pas responsable de ce qu’on a fait de lui ; il est responsable de ce qu’il fait de ce qu’on a fait de lui ».


Par ailleurs, le Dirigeant qui accepte de cesser de se sentir fort et qui ose montrer ses faiblesses gagne en crédibilité ; il renforce la solidité de ses collaborateurs face aux épreuves.


Des chercheurs du Compasslab (Michigan) ont montré que plus un patron montre de la compassion, plus l’efficacité de son équipe augmente. En osant se montrer vulnérable un manager crée aussi des relations plus authentiques qui favorisent la solidarité et donc sa prise de responsabilité.


Cependant l’authenticité ne signifie pas que le Dirigeant accepte tout ; car plus c’est difficile, plus on a besoin d’un Dirigeant responsable qui décide et qui rassure.

Thierry HUCK 08/2019


L’imperfection du Dirigeant:

L’imperfection peut générer deux attitudes soit celle d’être bloquée, limitée ou celle d’être stimulée et trouver le goût d’améliorer ses actes. Tout le monde, un jour ou l’autre, peut faire des erreurs notamment ceux qui manquent de confiance en eux ou qui sont débordés ou sous pression comme souvent le dirigeant.


Accepter ses limites, c’est accepter qu’on ne puisse pas tout contrôler, qu’on n’est pas la réponse à tout, qu’on est unique mais pas indispensable.

Comprendre cela, c’est souvent la clé d’émancipation du Dirigeant par un lâché prise qui lui apprend à être lui-même et à travailler différemment en faisant la part des choses entre ce qui lui appartient et ce qui appartient ‘aux autres’.


Pour le dirigeant l’important est de savoir de quoi a-t-il besoin pour arriver à surmonter son imperfection. Il doit mieux accepter ses limites en les accueillant ou en les repoussant lorsqu’elles sont limitantes comme de ne pas avoir peur de la remise en cause ; certains Dirigeants préfèrent éviter de se poser même la question en évoquant le manque de temps.

Et souvent plus fondamentalement ce manque de temps est un moyen qu’il ne se pose pas les bonnes questions.


L’imperfection du Dirigeant c'est aussi parce qu'il ne peut pas tout faire. La seule issue est qu’il se dise qu’il fait du mieux qu’il peut, que ses limitations font partie du principe de réalité et qu’il doit les accepter car la perfection n’existe pas ou crée l’immobilisme.


D’ après la chercheuse, Brené Brown qui a fait une thèse sur la vulnérabilité les personnes qui ne craignent pas de s’exposer, qui savent montrer leurs failles, sont plus confiantes dans la vie, plus indulgentes envers elles-mêmes et donc envers autrui. Elles créent des liens plus forts et se révèlent plus solides face aux difficultés.


Ainsi, le dirigeant a souvent besoin de renforcer son estime de soi notamment sa confiance en soi, d’apprendre par l’erreur, de travailler son assertivité et d’augmenter sa zone de confort ; c’est une façon aussi d’être plus à l’écoute de ses collaborateurs en favorisant la co-construction et en sachant bien s’entourer.

Thierry HUCK 10/2019


La quête de sens du Dirigeant:

La quête de sens recouvre deux aspects bien différents: quel est le sens de ma vie et quel est le sens de la vie ? Cette quête de sens passe avant tout par une quête de soi. De nombreuses études scientifiques ont montré un lien entre l’esprit et le corps ; nos émotions, nos attitudes, nos croyances, nos pensées peuvent nous nuire ou nous guérir.

Cette quête de sens pour le dirigeant est d’apprendre à se faire confiance, à croire en lui et c’est également ne pas chercher chez les autres une reconnaissance qu’il a du mal à donner mais d’aller chercher la reconnaissance qu’il peut se donner en étant aligné avec lui-même.


Trouver sa place, se sentir utile procurent un sentiment de joie et de sérénité.

Pour Camus, le monde est absurde et n’a pas de sens mais on peut en faire quelque chose par le courage, la solidarité, le partage ; c’est très vrai pour le Dirigeant.


Une approche créative ajoute du prix à la vie ; elle concerne bien évidemment le Dirigeant.

La créativité recoupe l’altruisme ; on cherche à s’améliorer aussi pour les autres. Étouffée, la créativité génère un profond sentiment de frustration.

Pour le Dirigeant, c’est important qu’il soit aligné sur ce qu’il veut être dans sa vie et dans la vie, qu’il trouve sa place ; cela va l’aider à être en cohérence avec lui-même, son environnement et ses collaborateurs en apportant une plus forte intensité dans ses choix et ainsi accéder à son plein potentiel.


Le Dirigeant voit, en prenant conscience de ses contraintes ou pressions existentielles des opportunités de se transformer, de stimuler sa créativité, d’être plus audacieux et ainsi d’avoir un regard différent sur ses collaborateurs en renforçant leurs forces et minorant leurs faiblesses et en étant aussi révélateur de talents.


Le Dirigeant trouve ainsi un chemin de compréhension avec ses collaborateurs et il gagne en bienveillance en communiquant mieux, en changeant son rapport au travail et donc en s’autorisant et autorisant ses collaborateurs plus naturellement à exister mieux et différemment.


C’est ainsi que le Dirigeant rejoint pleinement la posture de coach.

Thierry HUCK 12/2019




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